« Erevan sur Seine » au Salon du Livre

« Erevan sur Seine » au Salon du Livre

Le samedi 18 mars, j’ai eu l’opportunité de présenter Erevan sur Seine et mon activité d’écrivain biographe au Salon du Livre d’Issy les Moulineaux. Une après-midi faites de belles rencontres dans un lieu que j’aime beaucoup (la très belle Médiathèque de la ville)… et avec des bonbons.

Erevan sur Seine est la toute première biographie que j’ai écrite : celle de mes grands-parents, deux immigrés arméniens de Turquie, exilés en France depuis les années 50.

Ce récit fut donc révélateur pour moi, puisque c’est ce travail, conduit avec ma famille, qui m’a poussée à continuer dans cette voie et mettre ma plume au service d’autres familles !

Il est possible d’acheter le livre sur le site : The Book Edition

Il est également disponible à la Médiathèque d’Issy les Moulineaux.

The Book Edition, ou Imprimermonlivre.com sont les plateformes que je propose à mes clients pour fabriquer et imprimer leurs livres : l’impression numérique permet de commander les livres à l’unité. Le livre est ensuite disponible en ligne (en public ou en privé), ce qui permet de commander très facilement davantage d’exemplaires, quel que soit l’endroit où l’on se trouve.

 

« Le parfum du retour » aux éditions Cherche Midi

« Le parfum du retour » aux éditions Cherche Midi

Depuis très longtemps, la nouvelle, les formats d’écriture courts m’intéressent beaucoup… et quand je n’écris pas des biographies, c’est justement des petites histoires que j’aime raconter !

Ma toute première nouvelle publiée est parue aux éditions Souffle Court, qui se spécialise justement dans ce format. Je me souviens encore de l’émotion de cette première publication. Quelques années plus tard, c’est avec beaucoup de joie que j’ai appris que le Cherche Midi a choisi un autre texte, « Le parfum du retour », pour illustrer un livre sur ma ville natale, Issy les Moulineaux.

Un livre plein de belles photos sur cette ville melting pot dans laquelle j’ai grandi, et qui a su créer un beau vivre ensemble pour de multiples de culture différentes. Je suis fière d’avoir pu lui rendre hommage via cette nouvelle, que j’ai écrite comme un parcours à travers des rues marquées par des générations d’immigrés pour qui les terrains vagues d’Issy étaient devenus terre d’accueil.

Une séance de dédicace aura lieu le mercredi 22 février 2017 à partir de 18h30 au Musée de la Carte à Jouer, à Issy les Moulineaux.

Mettre la musique en mots : les biographies d’artiste

Mettre la musique en mots : les biographies d’artiste

Depuis quelques années, j’écris un autre type de biographie dont je parle peu ici, mais qui est aussi très enrichissant : la biographie d’artiste.

Avant d’être biographe, je travaillais dans la communication, dans le secteur culturel. J’ai notamment été chargée de communication pour le réseau international Trans Europe Halles, puis attachée de presse musique. Je continue aujourd’hui à travailler notamment avec l’agence VS COM pour écrire des biographies courtes pour les musiciens avec lesquels ils travaillent. Je rencontre ces artistes, souvent autour d’un café, parfois sur Skype, et j’essaye de retranscrire en mots ce qu’ils veulent raconter par leur musique.

Il s’agit d’un exercice bien différent de l’écriture d’un livre de famille… mais tout aussi créatif !

Pour donner quelques exemples, voici mon travail autour de l’univers de deux artistes qui m’ont particulièrement touchée : Moran, un chanteur québecois au verbe poétique et David Courtin, artiste déjanté qui entretient une relation passionnelle avec son chien.

Trois jours de bonheur en maison de retraite

Trois jours de bonheur en maison de retraite

Du 21 au 23 décembre 2016, j’ai eu la joie d’animer un atelier avec une quinzaine de résidents d’une maisons de retraite d’Issy les Moulineaux.

La plupart du temps, je propose d’intervenir en maison de retraite pour rencontrer individuellement des résidents et travailler avec eux pour un souvenir. C’est l’occasion, parfois pour l’établissement, parfois pour la famille, d’offrir la possibilité à une personne de se replonger dans un souvenir heureux et d’en garder une trace écrite. Ces entretiens sont aussi une opportunité de découvrir en quoi consiste un travail avec un écrivain-biographe.

Mais cette fois, je suis intervenue dans le cadre d’un atelier collectif autour d’un thème qu’une résidente, Mme B., avait choisi quelques semaines auparavant : la question du bonheur.

Le sujet aurait pu paraître incongru dans un tel endroit : les maisons de retraite sont rarement associées à la notion de joie. Mais Mme B. voulait prouver le contraire : elle voulait montrer, aux personnes extérieures comme aux résidents, qu’il est possible d’être heureux même au sein d’un tel établissement.

Pendant trois jours, je me suis donc assise avec ces grands chênes, parfois centenaire, qui m’ont livré des anecdotes heureuses de leur vie passée et présente, et ont dessiné avec leurs mots une cartographie de ce qu’est le bonheur.

Cette rencontre a donné lieu à un texte que je partage avec vous aujourd’hui : « Le Bonheur en maison de retraite ».

Je remercie chacun des participants à l’atelier, ainsi que David, l’initiateur du projet. Ces quelques jours de chaleureux réconfort au coin de l’âtre de leurs souvenirs furent une merveilleuse préparation aux fêtes de fin d’année !

Ma tête dans le journal : interview avec Nor Haratch

Ma tête dans le journal : interview avec Nor Haratch

Dans son numéro du jeudi 15 décembre 2016, le journal franco-arménien Nor Haratch a publié notre long entretien dans lequel je parle en détail de mon activité de biographe et de mon parcours.

Vous pouvez lire l’article dans sa version complète en cliquant ici : L’Epice des Mots dans Nor Haratch

Le journal est disponible uniquement sur abonnement : vous pouvez souscrire en ligne sur leur site Internet et le recevoir en version papier ou PDF.

Merci mille fois à eux de m’avoir laissé tout cet espace pour parler de cette magnifique profession !

 

Comment je suis devenue biographe

Comment je suis devenue biographe

C’est une question qu’on me pose souvent : comment es-tu devenue biographe ? Comment en es-tu arrivée à faire ce métier dont on entend peu parler ? Qu’est-ce qui te pousse à la faire ?


Et puisque je le fais pour mettre en mots la vie des autres, il n’y a pas de raison que je ne me dévoile pas aussi un peu.


Je ne commencerai pas par dire que l’écriture a toujours été ma passion, parce que ça fait un peu cliché.


Même si c’est vrai.


Même si je me souviens très bien, par exemple, que j’avais six ans quand j’ai écrit ma toute première nouvelle et qu’elle racontait l’histoire d’un héron volant le poisson d’un autre héron. Même si, encore aujourd’hui, en parallèle de cette activité de biographe, j’écris des nouvelles, des textes pour le théâtre, etc.


Il y a encore quelques années, je travaillais dans la communication, dans le secteur culturel. En 2013, j’étais chargée de communication pour un réseau européen de centres culturels indépendants basé en Suède. Un été, alors que nous étions en Italie pour quelques jours d’ateliers de développement professionnel, j’ai du répondre à deux questions : « Qu’est-ce que tu voulais faire quand tu étais petite ? » et « Dans quoi aimerais-tu investir plus de temps ? » Aux deux questions, ma réponse fut : « Raconter des histoires. »


J’ai continué mon chemin, je suis rentrée en France. Quelque part au fond de moi, je sentais que je voulais changer quelque chose dans ma vie. Alors, j’ai quitté le monde de la communication et j’ai décidé de commencer par être l’auteure de ma propre histoire.


J’avais depuis longtemps le projet d’écrire la biographie de mes grands-parents. Tous deux sont des Arméniens nés en Turquie qui ont fui le pays avec mon père dans les années 60 pour arriver ici, en France. Mais entre les études, le travail, je ne trouvais jamais le temps. Alors, l’espace de quelques mois, j’ai créé cette parenthèse.

Pendant plusieurs semaines, je me suis rendue chez mes grands-parents avec un petit enregistreur et je les ai écoutés. J’ai posé toutes les questions auxquelles je n’avais jamais eu de réponses. J’ai découvert des moments de leur vie que je ne connaissais pas. Et j’ai vécu avec eux d’incroyables moments de complicité.


Et puis, j’ai écrit. Et lorsque le livre a enfin été terminé, que le reste de la famille a pu le lire, j’ai reçu des messages… des proches me remerciant d’avoir exprimé des choses qu’ils n’arrivaient pas à mettre en mots auparavant, d’avoir fait un travail qui leur permettait de transmettre l’histoire des Arméniens de diaspora à leurs enfants, leurs petits-enfants, de les avoir, parfois, libéré d’un poids du passé qui pesait sur leurs épaules. L’émotion que suscitait ce livre était intense et semblait resserrer des liens au sein de notre famille.


Quand ce livre a été terminé, j’ai décidé de continuer mon chemin. Fouiller ce passé avait parfois été émotionnellement lourd pour moi et je voulais m’accorder un peu de temps. J’ai pris mon sac à dos et je suis partie vadrouiller en Asie du Sud Est pendant six mois. Tout au long de mon parcours, j’ai rencontré des personnes formidables avec des destins et des vies merveilleuses que j’aurais voulu consigner, à nouveau, avec mon enregistreur. Et lorsque je racontais mon parcours, beaucoup d’entre elles me disaient leurs regrets de ne pas avoir pu conserver la mémoire de leur famille. De ne pas avoir eu le temps de le faire avant que leurs proches ne disparaissent.


Alors, je me suis dit : pourquoi ne pas continuer ? Pourquoi ne pas prêter ma plume et mon temps à d’autres familles, pour qu’elles aussi puissent vivre cette expérience ?

A mon retour, j’ai eu la chance de rencontrer Pierre Nozière et Les Compagnons Biographes : j’ai réalisé qu’il était possible de faire ce métier. Que d’autres le faisaient déjà. J’ai fait avec eux une formation très complète sur la réalité de cette activité et je me suis lancée.


On dit souvent que, lorsque l’on trouve sa « mission de vie », tout paraît fluide. Je n’y croyais pas vraiment, avant. Avant de m’installer comme biographe et de me rendre compte que les doutes que je pouvais avoir, parfois, sur mes compétences professionnelles se sont envolés. De voir que les portes s’ouvrent sans devoir s’acharner sur la poignée. Aujourd’hui, accompagner des personnes ou des familles sur ce chemin de l’introspection qui mène vers la transmission, me remplit de bonheur. Commencer cette démarche, pour soi-même ou pour ses proches, est un acte de grande générosité et de profonde humanité. Et accompagner, faire éclore ce besoin de tisser ou retisser des liens me semble être, aujourd’hui, l’un des plus beaux métiers du monde.